Être flexitarien ou adopter le végétarisme... tout en étant flexible!

Durant toute mon enfance et mon adolescence, j'ai peut-être croisé 3-4 personnes qui étaient végétariennes... et c’était considéré vraiment extrême et bizarre. C’est fou de constater comme ça a changé! Aujourd'hui, je considère le végétarisme comme étant parfaitement normal et équilibré (comparé à d’autres options plus prévalentes aujourd’hui), mais il faut aussi se rappeler qu’il y a beaucoup plus de régimes alimentaires particuliers qu’avant. 

L’état de la planète et toutes les recherches sur la santé pointent vers la même direction : il faut manger moins de viande. On entend de plus en plus parler de végétarisme et de véganisme, mais plus une diète est restrictive et moins elle est à la portée de tous, pour plusieurs raisons.

Rappelez-vous : notre alimentation n’a pas besoin d’être « x » ou « y » à 100% ! 

Être « plant-based », c’est-à-dire adopter une alimentation où les plantes sont au centre et constituent la majorité de ce qu’on mange, c'est clair que c'est optimal. Mais il est possible qu'on adhère à cette façon de manger ET que l’on consomme aussi des produits d’origine animale. On parle alors de flexitarisme.

Le flexitarisme

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L’alimentation flexitarienne, c’est exactement ça : être principalement végé, mais incorporer de produits d’origine animale avec modération.

Ce mot-valise combine deux concepts : celui du végétarisme et de la flexibilité. Le terme a été créé par la nutritionniste américaine Dawn Jackson Blatner en 2003, en premier lieu parce qu’elle souhaitait trouver une manière plus positive de décrire sa propre diète. Elle était en effet végétarienne depuis environ 10 ans, mais continuait à manger de la viande quelques fois par année. Elle sentait que ça lui faisait du bien, mais chaque fois, elle était aussi honteuse et se croyait « une mauvaise végétarienne ». 

Un jour, elle a réalisé qu’elle n’était pas seule dans cette situation et qu’en fait, celle-ci était une option tout à fait valide! Elle a donc publié un livre pour montrer aux gens que c’était possible d’être « presque végé » et d’en retirer plein d’avantages pour sa santé, sans toutefois complètement exclure la viande et les autres aliments d’origine animale. 

Ça veut dire quoi concrètement, être flexitarien?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il ne s’agit pas de compter toutes les fois où on mange de la viande ou du poisson, mais simplement d’être flexible en mettant plutôt l’accent sur les repas ou les journées végés.

Blatner considère qu’on est flexitarien si on mange au moins 5 repas végé par semaine, ce qui n’est vraiment pas tant que ça! Mais le « spectre » peut être très large : quelqu’un qui mange de la viande 5 fois par mois ou 2 fois par année peut aussi bien entrer dans cette catégorie.

Qu’est-ce que ça veut dire, la flexibilité?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ça peut vouloir dire plusieurs choses :

  1. Manger principalement végé, mais conserver quelques repas de viande ou de poisson dans la rotation régulière (par semaine/mois);
  2. Manger végé à la maison, mais manger de la viande à l’extérieur si c’est plus simple, par exemple lorsqu’on est reçus quelque part ou qu’on voyage;
  3. Manger de la viande seulement lors d’occasions spéciales (durant les Fêtes, le Superbowl, le BBQ annuel du patron, lorsque notre grand-mère fait son fameux ragoût qui nous rappelle notre enfance, etc.);
  4. Manger de la viande rarement, mais à l’occasion quand l’envie nous prend (les fameux cravings)!

Quels sont les principes de base du flexitarisme?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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C’est important pour Blatner : il n’y a pas de règles strictes, parce qu’il s’agit plus d’un style de vie que d’une diète à proprement parler. Mais voici en gros les règles de base :

  1. Manger surtout des légumes, des fruits, des légumineuses, des céréales à grains entiers, des noix et des graines;
  2. Privilégier les sources de protéines végétales;
  3. Manger de la viande, du poisson, des œufs et des produits laitiers à l’occasion;
  4. Acheter la meilleure qualité d’aliments possibles (bio, viande nourrie dans le pâturage, etc.);
  5. Manger le moins transformé possible et cuisiner le plus possible!

Des exemples d’aliments à privilégier quand on est flexitarien

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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  • Protéines végétales : légumineuses, tofu, tempeh, seitan, etc.;
  • Légumes : feuillus, légumes racines, pommes de terre, patates douces, crucifères, haricots, poivrons, céleri, concombre, courges, etc., de toutes les couleurs et les formes;
  • Fruits;
  • Grains entiers : riz, pâtes, quinoa, avoine, maïs, farro, sarrasin, orge, etc.;
  • Noix et graines;
  • Bon gras : avocat, huile d’olive, noix de coco, etc.;
  • Substituts aux produits laitiers, comme les laits végétaux, les fauxmage et le yogourt végétal (non-industriels toutefois).

Les aliments d’origine animale à consommer de manière flexible

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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  • Volaille
  • Viande rouge
  • Poisson
  • Fruits de mer
  • Œufs
  • Produits laitiers (lait, yogourt, fromage, crème glacée, etc.)

Rien n’est interdit dans le flexitarisme, pas même un steak si la personne en a envie! Mais ce que Blatner croit, c’est que si on choisit de manger un steak, on va probablement mieux le choisir et en manger plus rarement.

Si une personne a envie de manger un burger juteux quelques fois par année et l’apprécie, l’idée du flexitarisme est de ne pas considérer qu’il s’agit d’un « échec au végétarisme », mais plutôt de se féliciter du fait qu’il y a quand même plus de 360 jours où la personne ne mange PAS de burger (ou de steak)!

Les aliments qui devraient demeurer des exceptions

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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  • Charcuteries et autres viandes transformées
  • Farines blanches
  • Sucreries et boissons gazeuses
  • Fast-food.

Ce n'est pas propre au flexitarisme d'ailleurs; c'est plutôt le cas de tout le monde!

Les flexitariens, en meilleure santé?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Même si ces statistiques devraient être prises avec un grain de sel (entre autres parce que c’est plutôt difficile de mettre tous les flexitariens dans le même panier, étant donné le large échantillonnage que le terme englobe), Blatner propose des chiffres intéressants sur le flexitarisme. 

Elle affirme en effet que les flexitariens ont un poids corporel 15 % plus bas que les « carnivores », ont une incidence plus faible de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer et vivent même plus de 3 ans plus longtemps.

Manger plus de plantes, c’est toujours gagnant en tout cas, peu importe d’où on part!

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