Comment gérer la hausse du panier d’épicerie cette année

Vous n’êtes pas les seuls à l’avoir remarqué : l’épicerie coute réellement de plus en plus cher. Selon le Canada’s Food Price Report[1], le ménage moyen au pays devrait dépenser 487 $ de plus pour acheter des denrées alimentaires en 2020, par rapport à l’année précédente. Et ça fait plusieurs années que ces hausses se succèdent, ce qui finit par avoir un impact important ! 

Ce rapport très suivi et détaillé existe depuis 10 ans et est très attendu dans le milieu à cause de son degré d’exactitude exceptionnel : 99,8 % ! Et le chiffre peut faire peur : selon les données, le ménage canadien moyen dépenserait un total de 12 667 $ pour se nourrir cette année. Heureusement, il existe toujours des moyens d’étirer un peu le budget d’épicerie et de s’en tirer à bon meilleur compte. En voici 5.

1. Manger moins de viande

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Elissa Goodman✨ (@elissagoodman) on

Bien oui, c’est toujours la première raison ! Le rapport prédit que cette catégorie alimentaire allait augmenter d’entre 4 et 6 % cette année, en faisant la hausse la plus marquée.

Dans un contexte où la plupart des gens mangent des quantités de viande inégalées [2], il y a seulement des avantages à réduire : ça coute moins cher, c’est meilleur pour la santé et ça donne également un coup de pouce à l’environnement ! D’ailleurs, ce dernier facteur est désormais considéré comme le plus « volatile » pour les systèmes alimentaires au Canada… Faire sa part pour l’environnement, ça passe de plus en plus par notre assiette.

Vous faites déjà une journée par semaine sans viande ? Augmentez à 2 ou même 3 ! On a plein de belles recettes végés, en plus.

2. Planifier, planifier, planifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Les recettes de Juliette (@lesrecettesdejuliette) on

Soyons honnêtes : ce n’est pas tout le monde qui aime décider à l’avance de ce qu’ils vont manger, ni passer leur dimanche à faire du meal prep.

Mais les arguments pour le faire sont vraiment solides ! Si vous savez ou vous vous en aller avec les repas, les lunchs et les collations, ça va certainement minimiser les risques que ça dérape durant la semaine. C’est-à-dire moins de chances d’aller à l’épicerie à nouveau, moins de chance de commander du resto, moins de chances de se fier aux machines distributrices, etc. 

3. S’approvisionner d’abord à la maison

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Courtney Payne (@brooksideonmain) on

Avant de faire le plan des repas ou d’aller à l’épicerie, commencez toujours par faire l’inventaire de ce que vous avez dans le garde-manger, dans le frigo et dans le congélo. Mieux gérer ses stocks coute directement moins cher en nourriture ! Même si vous n’avez pas tant de provisions que ces images de garde-mangers parfaits qu’on voit sur Pinterest, vous avez très probablement en ce moment même ce qu’il faut pour faire au moins quelques repas différents ainsi que des collations. 

4. Acheter en vrac

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Zero Waste Cartel (@zerowastecartel) on

Encore une fois, il n’y a que des avantages à le faire : c’est moins cher et ça génère moins d’emballage. Si ce n’est déjà fait, c’est vraiment le temps de vous renseigner sur les endroits où c’est possible de le faire près de chez vous ! Notre petit guide n’est pas exhaustif, en passant : renseignez-vous autour… Sans être nécessairement complètement zéro déchet, certaines épiceries traditionnelles ont réinstauré des sections de vrac dans les dernières années, facilitant grandement cette option.

5. Mieux gérer les restants

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Ivy Odom (@ivyodom) on

Ne laissez pas votre précieux restants devenir des corps morts dans le fond du frigo… Même si parfois ça nous tente moins de les manger sur le coup, ces repas, c’est de l’or en barre ! Prévoyez donc des moyens de les revaloriser.

Par exemple : 

  • un restant de patates pilées peut être passé dans un pâté au saumon plus tard dans la semaine ;
  • un restant de haricots verts peut devenir la base d’une salade niçoise le lendemain ;
  • de la viande en plus peut être ajoutée à une soupe-repas… 

Si vos restants sont plus de l’ordre des « repas tout faits », traitez-le comme il se doit. Rangez-les dans des contenants pratiques (qui ne se briseront pas à la longue dans le congélo, qui s’empilent bien et qui peuvent être chauffés directement au microonde) et inscrivez leur contenu ainsi que la date sur le dessus. Faites de plus une rotation pour les lunchs d’école ou du bureau, en passant les plus anciens en premier. Si vous en accumulez plusieurs, ces restants peuvent de temps en temps être utilisés comme soupers « touski », qui donnent une pause de cuisiner !


[1] De l’Université Dalhousie et l’Université de Guelph, source (en anglais)

[2] Source, indiquant entre autres que la production mondiale de viande en 2019 était presque 5 fois plus importante qu’en 1969 (en anglais).